Les pots en plastique aussi menacés par l’eau stagnante en hiver, selon aujardin.info

Entre pluies d’automne et évaporation réduite, l’eau s’attarde au pied des plantes.

Bernadette Rivoal Par Bernadette Rivoal
Les pots en plastique aussi menacés par l’eau stagnante en hiver, selon aujardin.info
Manipulation d’un jeune plant et de godets en plastique lors de travaux de jardinage.

En bref

  • Les pluies d’automne et la faible évaporation laissent l’eau stagner autour des racines.
  • Deux gestes sont préconisés : ôter les soucoupes, puis rehausser chaque pot.
  • Liège, pieds de lion, ardoise ou carrelage peuvent servir de cales.
  • Les pots en plastique sont aussi concernés que ceux en terre cuite.

Un pot posé dans sa soucoupe paraît bien rangé, mais cette coupelle devient vite un piège quand la saison humide s’installe. Selon aujardin.info, un simple ajustement avant l’hiver change le sort des plantes de terrasse et de balcon.

Pourquoi l’automne met les racines en danger

Les pluies abondantes de la saison menacent les racines d’asphyxie. Parallèlement, la baisse des températures réduit nettement l’évaporation : chaque averse, même modeste, laisse davantage d’eau dans le pot et autour, ce qui rend toute précipitation plus risquée pour les plantes d’extérieur.

Dans ce contexte, une soucoupe laissée en place se comporte comme une baignoire. Elle maintient l’eau au contact du système racinaire, qui finit par pourrir, d’après l’article en quelques semaines.

Deux gestes : retirer, puis surélever

Le premier geste consiste à enlever toutes les soucoupes à partir de la fin octobre. Le second est de soulever légèrement chaque pot, afin que l’eau puisse sortir par les trous d’évacuation.

Une personne à genoux plante des jeunes pousses de salade dans la terre d’un jardin.
Photo d’illustration. Travaux de jardinage avec le repiquage de jeunes plants en pleine terre. Photo : Greta Hoffman / Pexels
Fin octobremoment indiqué pour retirer les soucoupes
1 à 2 cmespace à ménager entre le fond du pot et le sol froid

Ainsi rehaussé, le contenant laisse l’eau s’écouler sur le sol du balcon ou de la terrasse. Le vide créé dessous entretient une circulation d’air qui isole la terre du froid rayonnant du sol. Les plantes abordent alors les premières gelées avec un substrat aéré et sain.

Quelle cale choisir sous le pot

Nul besoin d’acheter des supports onéreux en jardinerie : plusieurs matériaux de récupération ou d’aspect soigné font l’affaire.

Cale Intérêt Usage
Bouchons de liège usagés Isolant thermique naturel, ne se gorge pas d’eau, résiste à la décomposition Protège le fond des pots en terre cuite de l’éclatement dû au gel
Pieds de lion en terre cuite S’intègrent visuellement au pot Grands pots contenant des arbustes
Ardoise ou carrelage Morceaux ou carreaux à empiler Rehausse du pot au-dessus du sol

La méthode des trois bouchons

  1. Couper trois bouchons de liège de taille identique.
  2. Les glisser sous la base du pot.
  3. Les répartir en triangle, pour que le pot reste stable face au vent.

Cette technique ne se voit pas de l’extérieur, ce qui convient quand l’aspect de la terrasse compte. Si l’esthétique prime, les cales en terre cuite sont présentées comme la référence, tandis que l’ardoise ou le carrelage donnent une allure plus contemporaine.

Le plastique n’est pas épargné

Une idée répandue veut que seuls les pots en terre cuite doivent être rehaussés, pour éviter qu’ils absorbent l’eau et éclatent au gel. Les pots en plastique n’ont certes pas à craindre la fissure de la même manière, mais ils sont tout aussi exposés à l’asphyxie des racines.

Leurs parois ne sont pas poreuses : l’humidité y stagne plus facilement. Une coupelle pleine d’eau sous un contenant en plastique ou en résine transforme la motte en boue glaciale et asphyxiante.

L’article recommande donc d’enlever les coupelles et de rehausser l’ensemble des plantations, quel que soit le matériau du contenant. Le drainage y est décrit comme l’élément décisif pour la survie des végétaux pendant toute la période hivernale.

Photo : Mark Stebnicki / Pexels

Bernadette Rivoal

Bernadette Rivoal

Bernadette Rivoal a été fleuriste à Morlaix pendant trente ans avant de se consacrer à son jardin et à l'écriture. Elle écrit sur les plantes d'ornement et l'entretien : vivaces, rosiers, haies, massifs et soins d'hiver. Elle échange des boutures avec ses voisines chaque printemps.