Broyer les feuilles à la tondeuse plutôt que les ramasser
En mode mulching, la tondeuse transforme le tapis d’automne en paillis fin qui se décompose en quelques semaines, à condition de respecter quelques réglages.

Oui, on peut ranger le râteau : passer la tondeuse en mode mulching sur la pelouse broie les feuilles mortes sur place et les rend au sol, comme l’explique masculin.com. Encore faut-il intervenir au bon moment et avec les bons réglages, faute de quoi la machine s’encrasse et le gazon reste étouffé.
En bref
- Un tapis de feuilles prive le gazon de lumière et d’air et favorise les champignons.
- Le mode mulching hache les feuilles et les redépose sur la pelouse en fragments.
- Il faut tondre par temps sec, avant que la couche ne devienne trop épaisse.
- Feuilles malades, allées et gouttières restent à dégager au râteau.
Pourquoi le tapis de feuilles pose problème au gazon
Une couche de feuilles laissée en place agit comme une bâche. Le gazon reçoit moins de lumière, l’air circule mal, et l’herbe finit par jaunir. L’humidité piégée dessous installe en prime un terrain favorable aux champignons et aux maladies cryptogamiques.
Le mulching renverse la situation. Cette fonction, présente sur la plupart des tondeuses récentes selon masculin.com, ferme le canal d’éjection : la lame hache alors finement les débris végétaux puis les laisse retomber sur l’herbe au lieu de les envoyer dans le bac. Une fois réduits en miettes, les morceaux de feuilles se décomposent en quelques semaines et restituent peu à peu leur carbone à la terre, sans recours à un engrais chimique.
Le site letribunaldunet.fr décrit le même mécanisme : avec une tondeuse mulching ou équipée d’une lame broyeuse, passée sur des feuilles sèches, les fragments descendent entre les brins et jouent le rôle d’un engrais naturel pour la pelouse.

Les bons réglages avant de démarrer
Le principe est d’agir tôt et souvent : dès que quelques centimètres recouvrent l’herbe, on passe. Si l’on attend trop, la machine laisse de gros morceaux qui retombent en amas.
| Paramètre | Ce qu’il faut faire |
|---|---|
| Météo | Tondre par temps sec, les feuilles détrempées collent et bouchent le carter |
| Moment de la journée | Attendre une accalmie ou la fin de matinée, quand la rosée s’est évaporée |
| Hauteur de coupe | La relever un peu par rapport aux réglages d’été |
| Couche dense | Prévoir deux passages successifs |
| Contrôle visuel | L’herbe doit rester visible à travers les fragments ; si le sol disparaît sous un paillis épais, ramasser le surplus |
Adapter le geste selon les arbres et les zones du jardin
Toutes les feuilles ne se comportent pas de la même façon. Celles du platane ou du marronnier, épaisses et cireuses, mettent plus de temps à se dégrader que celles du bouleau ou du tilleul. Repasser la tondeuse quelques jours après le premier broyage aide à les réduire davantage.
Certaines feuilles ne doivent pas rester sur place. Celles qui montrent des signes de maladie, comme les taches noires du rosier ou la rouille, sont à écarter. Les allées et terrasses gagnent aussi à être dégagées, car les feuilles y rendent le sol glissant, tout comme les gouttières, où elles obstruent l’écoulement de l’eau.
Où placer les feuilles en trop
Quand la pelouse en reçoit plus qu’elle ne peut en absorber, le surplus trouve sa place ailleurs, en paillage naturel au jardin notamment :
- Dans les massifs, une couche de 5 à 10 cm au pied des plantes, sans tasser les feuilles contre les tiges pour ne pas faire pourrir le collet. Les grandes feuilles se hachent d’abord à la tondeuse.
- Au potager, étalées sur la terre nue, éventuellement mêlées à de la tonte ou des épluchures si elles sont sèches, elles abritent le sol du froid et de la pluie et freinent les mauvaises herbes au printemps, selon TF1 Info.
- Dans un enclos grillagé, des feuilles humidifiées deviennent un terreau de feuilles en un à deux ans.
- En sac ou en fosse, la fermentation de feuilles mouillées donne une terre riche en humus, décrite par Le Parisien, à employer en amendement, autour des arbres, dans les trous de plantation ou en paillage.
- En tas au pied des arbres, elles offrent un abri aux hérissons et à certains oiseaux, puis restituent azote, phosphore et potassium que les racines absorbent.
Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : Diogo Cacito. Licence Pexels.
