Un câble PVC enterré au jardin ne tient pas plus de deux ans, selon aujardin.info
Un câble Ethernet enterré dans une double gaine assure un débit stable aux caméras du jardin, là où le Wi-Fi de la box se déconnecte souvent.

En bref
- Un câble d’intérieur en PVC ne résiste pas à la terre : il lui faut une gaine PE noire, puis une gaine TPC verte de 40 mm.
- Le cuivre Ethernet est limité à 100 mètres entre deux équipements actifs ; la fibre prend le relais au-delà de 200 mètres.
- Un switch PoE alimente et connecte chaque caméra par un seul câble, avec 20 % de marge de puissance.
Pour des caméras de jardin stables, le plus sûr est de tirer un câble Ethernet enterré, protégé par une double gaine, plutôt que de compter sur le Wi-Fi de la box. C’est la méthode que détaille aujardin.info, qui passe en revue le câble, les distances, l’alimentation et l’organisation du réseau.
Pourquoi le Wi-Fi déçoit au jardin
Selon aujardin.info, le signal de la box peine à franchir l’isolation moderne et les vitrages thermiques. Les caméras se déconnectent alors face à un feuillage dense ou par mauvais temps. Le même article affirme que des cambrioleurs recourent à des brouilleurs d’ondes bon marché, qui saturent les fréquences Wi-Fi du domicile. Un réseau filaire, lui, assure un débit constant et résiste au brouillage.
Filaire
- Débit constant
- Pas de brouillage des ondes
- Moins de charge pour la bande passante domestique
Wi-Fi
- Obstacles : isolation, vitrages, feuillage
- Déconnexions lors d’intempéries
- Exposition aux brouilleurs à bas coût
Choisir et enterrer le bon câble
Un câble d’intérieur en PVC pourrit en moins de deux ans au contact de l’humidité du sol, de l’acidité de la terre ou des intempéries, avertit l’article. Il faut donc une gaine PE noire, prévue pour l’enfouissement direct et résistante aux UV. Même qualifié d’étanche, un câble ne se pose pas à même la terre : on le glisse dans une gaine TPC verte de 40 mm, posée sur un lit de sable, sous un grillage avertisseur vert placé 20 cm au-dessus.
| Catégorie | Ce que dit le dossier |
|---|---|
| Cat5e | 1 Gbps jusqu’à 100 mètres, blindage basique |
| Cat6 | Standard actuel le plus courant, 1 Gbps sur 100 mètres |
| Cat6a | 10 Gbps maintenus sur 100 mètres |
| Cat7 | Double blindage, recommandé si le câble croise des lignes électriques enterrées |
Distances et interférences
Passé 100 mètres, le signal se dégrade jusqu’à la coupure de l’image. On peut intercaler un switch auto-alimenté dans un regard de visite étanche ou un boîtier étanche à mi-chemin. Au-delà de 200 mètres continus, seule la fibre optique avec convertisseurs de médias reste fiable.

Réutiliser la gaine électrique du portail pour le câble réseau est une erreur : cela contrevient aux normes qui séparent courant fort et courant faible. Un câble 220 V voisin provoque des perturbations, des déconnexions aléatoires ou des images figées, notamment quand le moteur du portail se déclenche. Si une nouvelle tranchée est impossible, l’article conseille un câble S/FTP doublement blindé et une mise à la terre rigoureuse des équipements de chaque côté de la ligne.
Alimenter et organiser le réseau
Un seul câble tiré depuis la maison suffit pour amener internet jusqu’à un abri ou un garage, où un switch distribue ensuite connexion et courant à chaque caméra. Voici les repères de dimensionnement :
- un switch PoE injecte le courant dans le câble de données et évite un second câble vers le 220 V ;
- le PoE classique délivre 15 W par port, le PoE+ 30 W, nécessaire aux caméras motorisées PTZ dont les résistances chauffent en hiver ;
- la marge doit atteindre au moins 20 % au-dessus de la consommation maximale cumulée des caméras ;
- dans un local non chauffé, mieux vaut un modèle sans ventilateur : l’article préfère deux switchs de 10 ports fanless à un de 20 ports ventilé.
Pour une vidéosurveillance avancée avec plusieurs flux 4K, l’article suggère de désactiver la fonction routeur de la box (mode bridge) et de brancher un routeur dédié ; une petite installation n’en a pas besoin. Avec un enregistreur NVR, il recommande de répartir l’ensemble en plusieurs sous-réseaux : rapatrier dix flux 4K continus vers la box du salon saturerait le réseau de la maison.
Photo : RDNE Stock project / Pexels
